Négatifs noir et blanc (N&B)

Voici des exemples de négatifs N&B les plus courants au milieu du 20e siècle :

Des plaques de verre. Les plus petites et les plus courantes ayant environ 6×9 cm (2,5 x 3,5 po)

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Plaques de verre
    • Des bandes de plastique (tri-acétate de cellulose) de 8 a 12 clichés mais, la plupart du temps, découpées aussi en sections de 6×6 ou 6×9 cm (2,5 x 3,5 po).
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Celluloïd
    • Des bandes de tri-acétate de cellulose ou de polyester  de 12, 24 ou 36 vues de 24×36 mm. Ces films ont 35mm de large. Ils sont souvent découpés en section de 4 à 6 clichés :
    • Des variantes de ces formats ont existé.

Les plaques de verre doivent évidemment être traitées avec grande précaution vu leur fragilité mais les résultats avec un bon numériseur avec rétro-éclairage (indispensable) peuvent être excellents.

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Numérisateur Relisys à rétro-éclairage

Les défauts courants de ces négatifs, verre ou acétate, qui ont souvent plus de cinquante ans ne sont pas tous également faciles à corriger automatiquement :

    •  Flou : malheureusement un négatif flou était assez rarement exploitable mais les choses ont changées en 2012. S’il s’agit d’un « bougé » pendant la prise de vue, il est maintenant envisageable de corriger ce défaut.  S’il s’agit d’un cliché pris hors focus, là aussi tout espoir n’est pas perdu : il est maintenant possible d’améliorer la qualité du cliché.
    • Cliché presque transparent : possibilité de récupérer une image acceptable
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Analyse d’images
  • Cliché presque complètement opaque : possibilité de récupérer une image acceptable
  • Rayures : amélioration possible
  • Points de moisissure : amélioration possible pour les très petits points.

Notez, qu’à la différence des négatifs couleur et diapositives, l’élimination automatique des rayures et points de moisissures n’est pas aussi facile car la technique maintenant classique de l’utilisation d’un scan infrarouge pour repérer ces défauts n’est pas utilisable avec du N&B.

Il reste, bien sûr, la possibilité de travailler un négatif dans un logiciel d’édition pour enlever un à un les défauts mais ce travail est tellement coûteux qu’il demeure réservé pour des clichés exceptionnels et souvent dans le but de faire des tirages sur papier de grande taille et non pas, comme nous le désirons, afin d’incorporer le cliché dans un montage vidéo dont la résolution ne dépasse pas actuellement 1920×1080 pixels. De ce fait, le montage vidéo est moins demandant et peut généralement se satisfaire des corrections automatiques fournies par nos numériseurs et les logiciels de capture graphique.

Nous avons constaté que la plupart des grands négatifs de cette époque pouvait se satisfaire d’une résolution de 1200 pixel/pouce. Le passage à 2400 p/po ne produisant apparemment aucune amélioration visible. Par exemple, avec une largeur exploitable de 2,3 po des plaques de verre, cela donne des images respectables avec  2760 lignes. Comme nous désirons utiliser seulement une résolution de 1080 lignes horizontales (format vidéo HD courant), cela nous permet de déplacer notre camera virtuelle à l’intérieur de ces photos, de recadrer les centres d’intérêt et aussi les rendre plus «dynamiques» par des zooms et des balayages panoramiques et cela sans perte apparente de résolution.

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On a tous une histoire à raconter