Que faire lorsqu’on perd tout ?

Quoi faire lorsque les aléas de la vie ont effacé nos plus beaux souvenirs? Les inondations et les incendies, si courants au Canada, sont une hantise constante pour les biographes. Que reste-t-il de notre passé lorsque photos, lettres, cartes, coupures de journaux, passeports, etc. s’envolent en fumée ?
On ne peut généralement pas reconstituer la majorité de ce qu’on a perdu. Le mieux est de faire appel aux amis et à la famille pour retrouver un maximum de documents qui seront précieusement recopiés. Il y aura des « trous » c’est sûr, dans la trame graphique de la biographie. Un bon biographe peut faire plus et même restituer «l’atmosphère» d’une époque avec des photos, des journaux d’époque.

Michel Virard, Août 2015

 

1947-Congres marial en plein air devant couvent de Bouctouche- legende
Par exemple, une de mes premières entrevues biographiques fut celle de Guy Richard, qui avait eu le malheur de voir sa maison brûler entièrement il y a quelques années. Durant l’entrevue, il nous a parlé longuement de sa jeunesse à Bouctouche. Pour illustrer l’atmosphère de l’époque, j’ai eu la chance de trouver ce cliché qui, je crois, restitue bien à la fois le couvent de Bouctouche et l’embrigadement religieux que tout francophone devait subir en 1947, aussi bien au Nouveau-Brunswick qu’au Québec.

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